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  • : Amoureuse de la nature, un brin militante, bienvenue dans mon monde... écologie, merveilles terrestres, belles initiatives, protection animale, livres, cuisine végétarienne mais aussi grognements et émotions... Belle visite ! Laurence
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:24

Et si certaines espèces animales étaient plus aptes à nous avertir de tremblements de terre que des appareils de mesure sophistiqués ? Emission diffusée sur Arte

En février 1975, des Chinois qui avaient vu des serpents sortir de leurs trous d'hibernation et mourir dans la neige près de Haicheng, avaient pu évacuer leur ville peu avant une secousse de 7,3 sur l'échelle de Richter. Les derniers séismes au Japon, à Haïti, en Turquie, en Italie et en Chine ayant remis en cause la fiabilité des informations fournies par les systèmes d'alerte, des chercheurs ont suivi l'exemple chinois et entrepris de collecter des données sur le comportement des animaux avant une catastrophe. Le professeur Yamanaka de l'université d'Osaka a ainsi appris qu'avant le drame de Fukushima, on avait retrouvé des taupes et des serpents morts de froid dans les champs alentour. Le professeur Kirschvink, biologiste à l'université de Caltech en Californie, note pour sa part que les essaims d'abeilles sont sensibles aux mouvements souterrains qui entraînent des modifications du champ magnétique. Ce documentaire part à la rencontre de ces scientifiques aux quatre coins de la planète et montre leurs difficultés à se faire entendre de leurs pairs. Les chercheurs américains de l'US Geological Survey, par exemple, semblent tenir leurs observations pour des balivernes et misent tout sur les normes antisismiques de construction. Emission à revoir sur :

http://videos.arte.tv/fr/videos/attention_seisme_-6442984.html


Pour les survivants du violent séisme de Tangshan en 1976, près de Pékin, des vies auraient pu être épargnées au Sichuan le 12 mai, si plus d'attention avait été prêtée aux comportements étranges des animaux...

Le tremblement de terre survenu il y a plus de 30 ans dans le nord de la Chine avait accumulé les signes annonciateurs, racontent aujourd'hui ses rescapés.

Les chiens avaient poussé des hurlements sauvages des heures avant que le séisme ne frappe à 03H42 du matin, se souvient l'un deux, Fu Wenran, dont la femme avait été emportée avec quelques 240.000 personnes dans la catastrophe le 28 juillet 1976.

Les souris et les serpents s'étaient agités à l'air libre, comme fous. Les chevaux et les vaches s'étaient mis à frapper les murs de leurs écuries et étables.

"Les animaux essayaient de nous dire quelque chose. Si seulement nous l'avions su, il n'y aurait pas eu autant de morts", regrette Fu.
Pour lui comme pour d'autres survivants du séisme de Tangshan, il aurait aussi fallu mieux écouter les bêtes au Sichuan il y a deux semaines.

Quelques jours avant le 12 mai, des centaines de milliers de crapauds ont fui la ville de Mianyang, proche de l'épicentre. Après coup, le phénomène a d'ailleurs suscité nombre de commentaires de bloggeurs convaincus qu'il s'agissait d'un signe annonciateur.

Difficile d'affirmer avec certitude que la migration des crapauds avait un lien avec le tremblement de terre de magnitude 8 qui a suivi et fait au moins 86.000 morts et disparus.

Mais les scientifiques reconnaissent que les animaux, sensibles aux ondes, peuvent sentir l'imminence de catastrophes de ce genre.

"Des stimuli chimiques et physiques émanent de la terre avant un tremblement de terre et les animaux les sentent probablement", explique George Pararas-Carayannis, chimiste et océanographe président de la Tsunami Society basée à Honolulu.

"Au bout du compte, l'étude du comportement des animaux pourrait conduire à des outils de détection meilleurs et plus sophistiqués pour des prédictions à court terme", estime-t-il.

Les scientifiques peuvent détecter des risques accrus de séisme en surveillant l'accumulation de pressions sismiques, des inclinaisons du sol ou des modifications de champs magnétiques. Mais aucun tremblement de terre n'a pu être repéré à l'avance avec exactitude grâce à ces techniques, ajoute l'expert.

Une équipe avait été mise sur pied dans les années 60 en Chine pour étudier de près le possible lien entre les comportements animaliers et les tremblements de terre. En 1975, il avait prédit avec une étrange précision un séisme de magnitude 7,3 au Liaoning, une province du nord-est de la Chine.

Mais les études sur le sujet restent insuffisantes pour vraiment pouvoir se fier aux animaux, estime Huang Zhujian, ancien chef du groupe aujourd'hui retraité.

"Nous savons que les animaux peuvent voir venir un séisme, mais cela ne peut être qu'un indice supplémentaire. Nous continuons de dépendre principalement des méthodes géologiques, même si elles-mêmes ne peuvent pas prédire précisément les tremblements de terre", explique-t-il.

AFP 2008

 

Une vidéo de Télématin...

http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=25205

 

Zoom sur le régalec appelé également poisson séisme

« Ce poisson aurait la particularité d'être annonciateur des séismes. Là où la science est incapable de prévoir une telle catastrophe, ce poisson géant le pourrait... Mais voilà, doit-on évacuer un pays quand on pêche un régalec ? Certes non, mais si lui peut réagir à des signes avant-coureurs, il doit être possible de faire comme lui ! Malheureusement on a l'impression qu'on ne s'intéresse qu'à ces méthodes de prévisions qu'après de dramatiques séismes....

A chaque tremblement de terre, de nombreux témoignages relatent des comportements inhabituels chez les animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages. Le séisme japonais n’a pas échappé à cette règle. Fait plus rare, le Japon dispose dans son patrimoine faunistique d’une espèce particulièrement sensible aux vibrations sismiques : le Régalec (Regalus glesne). Il s’agit d’un étrange poisson, véritable monstre des profondeurs, pouvant mesurer jusqu’à 11 mètres de long et peser plus de 250 kilos. Au Japon, ce poisson est surnommé « poisson séisme » car les rares fois où les pêcheurs en ont découvert, c’était juste avant un tremblement de terre dont l’épicentre se situait en mer. Quelques temps avant les derniers séismes du Chili et de Taiwan, les pêcheurs avaient attrapés dans leurs filets ce mastodonte des mers en quantité tout à fait inhabituelle. Vivant normalement à une profondeur de 200 mètres, les scientifiques pensent que ces poissons remontent à la surface pour fuir les vibrations émises par les séismes naissants. Au Japon, on relate des faits similaires. »

 

Vidéo de Thalassa :

  

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Published by Laurence - dans Faune & Flore
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