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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 18:10
Greenpeace s’attaque à la mode avec son action "Fashion Detox" !

Grand spécialiste de la désobéissance civile non-violente, la célèbre O.N.G. Greenpeace s'est lancée il y a plus d'un an dans la "Détox" des plus grandes chaînes de textiles qui utilisent des substances toxiques pour produire nos vêtements. Le point sur une campagne choc au Kärcher !

Leur campagne s’appelle Détox. Eux, c'est Greenpeace. Depuis le 13 juillet 2011, les plus célèbres des lanceurs d’alertes en faveur de la protection de l’environnement font plier les géants de l’industrie de la mode en dévoilant la liste des produits chimiques toxiques rejetés par leur production.

Des perturbateurs endocriniens répondant aux doux noms d’alkilphénols, perfluorocarbures et autre nonylphénols dérivent donc impunément au gré des rivières pour nous vêtir à petit prix.

Ces substances dangereuses sont, pour la plupart, interdites en France. Mais les rivières se déversent dans les fleuves qui rejoignent immanquablement les mers et les océans.… Ne fermons pas les yeux, c'est aussi notre problème, ne serait-ce que parce que nous portons ces vêtements !

En tout, 20 marques sont dans le collimateur de Greenpeace. À ce jour, neuf d’entre elles ont déjà cédées à la pression : Li Ning, Nike, Adidas, Puma, H&M, C&A , Marks & Spencer, Zara et Levi's. Et que celui ou celle qui n’a jamais acheté une fripe de l’une de ces enseignes jette la première pierre. Li Ning mis à part, l'auteur de ses lignes détient au moins un exemplaire de chaque.

Et si, à notre niveau, nous pouvions aussi y changer quelque chose ?

Les géants de la mode cèdent aux pressions les uns après les autres.

La spécialité de Greenpeace c’est de créer le buzz. L’association, souvent critiquée pour ses opérations coups de poing, a au moins le mérite de faire bouger les choses. Cette fois la "fast fashion" est dans leur viseur. À grands renforts d’images chocs et de phrases bien senties elle invite les grandes marques à "laver leur linge sale" ou à " dévoiler leur sale petit secret" en reprenant à la sauce "Détox" leurs logos et slogans. La pétition est lancée et ne tarde pas à recueillir des signatures de militants, de citoyens, de fashionistas aussi. Pour Levi's, 8 jours de signatures, de mobilisations, de messages échangés sur les réseaux sociaux par plus de 210 000 personnes auront été nécessaires à susciter une réaction de la marque. Celle-ci s'engage à demander à ses fournisseurs en Chine et au Mexique de publier leurs données en matière de pollution d’ici juin 2013. Une bonne nouvelle donc, mais qui donne bien envie de boycotter ces enseignes en attendant qu’elles fassent vraiment le ménage.

Faites les bons choix pendant les soldes !

Finalement si ces marques sont leaders du marché, c’est bien parce que nous nous ruons sur leurs collections. Pourquoi ? Parce qu’elles sont stylées et bon marché. Alors oui c’est la crise et l'on n’a pas forcément les moyens d'augmenter notre budget vêtements, mais est-ce qu’on ne peut pas considérer les choses autrement en prenant conscience que c’est de notre santé et de celle de la planète dont il s’agit là ? Que comme le dit très justement Catherine Dauriac, journaliste spécialisée en mode éthique et textile eco-responsables : "Si c’est moins cher, il faut bien être conscient que d’autres payent à notre place" … Les ouvriers qui manipulent ces substances toxiques toute la journée par exemple, ou encore les habitants qui utilisent les eaux souillées par nos vêtements bradés. Malheureusement, comme pour l’alimentation, ce sont les personnes en difficultés financières qui subissent de plein fouet les dérives de nos industries. Alors si vous avez les moyens et donc le choix, posez-vous les bonnes questions avant d'acheter.

Et comme nous nous apprêtons à nous marcher dessus dans les grands magasins pour dénicher le dernier pull à la mode à petit prix, c’est finalement une bonne chose d’avoir toutes ces infos. On fera peut être des choix différents, en se tournant vers la mode éthique par exemple. Vous connaissez Les Fées de Bengale, Ekyog, Zaza Factory, Deux Filles en Fil, L'atelier des Dames, Un été en automne, Veja, Edun, Ambrym et tous les autres acteurs de la mode éthique ? Allez y faire un tour : 100% fashion et sans produit toxique !

www.femininbio.com

Vidéo


Pour la 2e année consécutive, Greenpeace lance Detox, une action destinée à supprimer les substances toxiques contenues dans les vêtements de certaines marques. Cette année, l’association prend pour cible Levi’s, Calvin Klein ou encore Zara.

S’habiller nuit gravement à l’environnement. C’est en substance ce que révèle Greenpeace dans un rapport publié mardi 20 novembre. La célèbre ONG environnementale y affirme que les vêtements de certaines marques, comme Calvin Klein, Levi’s ou Zara, comportent des substances toxiques pouvant causer des cancers et des désordres hormonaux.

Cependant, l’organisation précise que les dangers pour ceux qui portent ces vêtements ne sont pas avérés. C’est pour l’environnement que les conséquences de ces produits pourraient être plus graves. Utilisés dans les ateliers de confection de vêtements, ils contribuent à la pollution de l’eau des pays où ces marques produisent leurs collections.

Pour parvenir à ce résultat, Greenpeace a constitué en avril dernier un échantillon de 141 vêtements issus de 20 marques différentes. Robes, t-shirts, jeans et sous-vêtements, tout a été passé au crible. Résultats : les deux tiers contenaient de ces substances nocives.

Du coup, pour lutter contre ce désastre écologique et sanitaire, Greenpeace réédite cette année son action «Detox», destinée à pousser les marques à bannir ces substances de leurs chaînes de production. En 2011, l’organisation avait réussi à convaincre Nike, H&M ou encore Mark & Spencer de renoncer à ces produits. Elle met la pression cette fois-ci sur Zara, leader du secteur, par le biais d’une campagne web s’inspirant de l’e-shop de l’enseigne espagnole mais aussi par des actions coup-de-poing dans les vitrines de certaines de ses boutiques.

http://absolu-feminin.marieclaire.fr

Plus d'info sur http://blog.greenpeace.fr/tag/detox


Des jeans colorés grâce à du vin, des fils de tissage fabriqués avec des bouteilles de soda : le salon "Denim by Première vision" a présenté mercredi et jeudi à Paris les nouvelles technologies en faveur de l'environnement d'un secteur régulièrement qualifié de pollueur.

Trop d'eau consommée, trop d'électricité, trop de produits toxiques sont au centre des griefs des ONG qui réclament aussi plus de recyclage. La plupart des 87 entreprises réunies à Paris (tisseurs, finisseurs, délaveurs...), le haut de gamme de cette industrie, en ont fait un réel sujet de préoccupation, par intérêt économique aussi.

Depuis plusieurs années, les techniques ont évolué comme l'apparition du laser pour délaver ou faire des empreintes sur les jeans, remplaçant la pierre ponce ou le sable, grands consommateurs d'eau et nocifs pour la santé des ouvriers textile.

L'italien ITV, qui a racheté le brevet d'Ecoyaa, entreprise sud-coréenne spécialisée dans la teinture naturelle, a présenté à la Halle Freyssinet un nouveau procédé, "Wine-tex", pour remplacer l'indigo, la teinture du jean majoritairement chimique, par du vin ou du fer.

La société américaine Cone Denim, qui fournit le géant Levi's, accueille ses clients avec des petites bouteilles plastique remplies de flocons marrons ou verts. L'explication se lit sur les étiquettes de jeans: "soda pop green" ou "beer bottle brown". Une partie du fil provient du recyclage de bouteilles de bière et de soda.

Pour faire un jean, "il faut sept bouteilles en moyenne", explique Kara Nicholas, une des responsables du marketing de la maison. La production de cette toile denim particulière ne représente cependant encore que 10% de l'ensemble des collections.

L'Espagnol Tavex est venu présenter sa dernière technologie: de l'indigo économe en eau, alors que cette teinture, chimique ou naturelle, nécessite plusieurs bains pour se fixer à la fibre.

Tavex explique avoir trouvé une technique spéciale de fixation chimique de la teinture. "On économise 300.000 litres d'eau par jour soit 12 litres par jean avec ce procédé", déclare le responsable marketing pour l'Europe David Bardin.

A l'appui de sa démonstration, M. Bardin montre une bouteille pleine d'eau foncée - le bain traditionnel - et une autre presque claire, celle issue de cette technique baptisée "Acquasave".

Pour M. Bardin, l'intérêt est aussi économique, avec un allègement des factures d'eau mais aussi de retraitement des eaux.

La consommation de denim est "un énorme business", évalué autour de 100 milliards de dollars, dont 80% rien que pour les jeans, rappelle le président du salon Philippe Pasquet. Les entreprises haut de gamme comme celles présentes au salon ne représentent que "20% d'un marché très concentré".

Si beaucoup d'entre elles affichent des slogans "eco friendly" sur leurs stands, pour le directeur du salon, il ne faut pas encore s'attendre dans ce secteur "à un grand soir de l'écologie".

Ne serait-ce que parce que le coton, grand consommateur d'eau et de pesticides, est toujours dominant dans la fabrication du tissu. D'autres matières ont déjà été intégrées à la toile comme le Tencell, à base de pulpe d'eucalyptus, qui apporte un effet stretch très recherché par les femmes.

Pour M. Pasquet, "les avancées sur le développement durable se feront bien si elles ne se font pas au détriment de la mode". Autrement dit, si les produits sont désirables.

L'idée de récupération ou de nouvelle vie donnée à son bon vieux jean gagne aussi du terrain. Pour le consultant et spécialiste du denim Philippe Friedmann, l'air du temps est justement "au +home made+, à la customisation, au sur-mesure dans cette éternelle quête du Graal pour avoir le parfait denim".

AFP - www.goodplanet.info

 

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Published by Laurence - dans Agissons !
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