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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:09

Le Journal intime d'un arbre

Editions Michel Lafon

Didier Van Cauwelaert

Didier Van Cauwelaert Photo : Sipa

 

Avec "Le Journal intime d’un arbre", l’écrivain Didier Van Cauwelaert signe un roman étonnant qui mélange la grande histoire, l’écologie et le fantastique.

 

Ce “journal intime” est-il un projet à part dans votre œuvre ?
Chaque livre est une aventure différente et n’arrive pas au hasard. Celle-ci est “autoboisgraphique” puisque j’avais un couple de poiriers tricentenaires dans mon jardin. L’un d’eux a été cassé par la tempête de 1999, l’autre est tombé par un coup de vent isolé en 2007. Un tel déchirement que j’ai voulu imaginer quelle avait été leur vie avant, puisqu’ils étaient datés de presque trois cent cinquante ans par l’ONF.

Le livre fait l’aller-retour entre le passé, le présent et le futur puisque “l’esprit” de l’arbre survit à sa chute et accompagne les humains...
Je suis parti de l’idée que l’arbre a la conscience de sa vie. Lorsqu’il est enraciné, il est mobilisé constamment. C’est un boulot énorme d’être un arbre ! Il faut gérer les informations venues du ciel, du sol, des insectes, des champignons, des prédateurs et des autres arbres ! Dans mon livre, une fois qu’il est tombé, qu’il est débité en bûches, sa conscience est aspirée par les sentiments des gens qui l’ont aimé. Je me suis aussi demandé comment on pouvait réactiver ses émotions et j’ai eu l’idée de passer par l’art, avec une jeune femme qui sculpte une statuette dans le bois à peine tombé.

C’est une autre façon d’aborder la vie après la mort, un thème qui vous est cher ?
Il y a des questions que je me pose en permanence. Que devient la conscience ? Que devient la mémoire ? Peut-on encore agir après la mort physique ? Je les avais abordées du point de vue de l’être humain dans La Vie interdite, avec ce quincailler qui mourait à la première phrase, et découvrait tout ce qui se passe ensuite. Cette fois, je le fais du point de vue d’un arbre. C’est important pour moi d’avoir un regard simple, populaire, sur ces choses qui peuvent paraître vertigineuses.

Vous évoquez le chamanisme lorsque la sculpture se retrouve en Amazonie. Vous l’avez pratiqué ?
Je ne ferai jamais d’initiation au chamanisme car je vivrais très mal le jeûne et l’abstinence sexuelle qu’elle requiert. Disons que j’entends rester auditeur libre ! Mais ça me passionne car il y est question d’un lien très fort entre les hommes et la nature, que nous autres avons perdu depuis très longtemps en Occident. Raconté par un poirier d’Ile-de-France qui fait le voyage en Amazonie par l’intermédiaire de sa sculptrice, c’est encore plus amusant !

C’est un livre écolo ?
Les arbres savent se défendre tout seuls, sauf peut-être lorsqu’on leur balance des pesticides. Si j’avais un message écolo à faire passer avec ce livre, ce serait : “Foutez la paix à la nature !”

www.metrofrance.com


Avis

Original et émouvant
Tristan, un poirier tricentenaire, s’effondre dans le jardin de son proprié- taire, le Dr Lannes, et assiste, horrifié, au tronçonnage de ses branches. La mort d’un arbre ? Plutôt le début d’une nouvelle vie puisque son esprit se balade désormais entre les mains de Manon, une jeune sculptrice qui travaille le bois. Didier Van Cauwelaert signe une fresque intimiste, mêlant habilement la grande histoire à des réflexions plus personnelles sur la condition humaine. On est vert de plaisir.

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Published by Laurence - dans A lire - A voir
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