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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 07:36

 EOLIENNES.jpg

Yann Artus Bertrand

 

Un appel d'offres pour la construction d'éoliennes en mer d'une capacité de 3000 MW et d'une valeur de 10 milliards d'euros a été confirmé. Plus globalement, l'éolienne ce sont des avantages et des conséquences...

Eoliennes, avantages...

* L'éolien contribue à la réduction des gaz à effet de serre. Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) recommande le développement de parcs éoliens afin de réduire les émissions polluantes générées par la production électrique traditionnelle (GIEC 2007).

* La production éolienne varie selon l'intensité du vent. Lorsque le vent est favorable, les éoliennes produisent une électricité propre et permettent ainsi de réduire en temps réel la production électrique des centrales au gaz et au charbon, deux combustibles responsables de gaz à effet de serre.

* Lorsque le vente diminue, les éoliennes ralentissent ou s'arrêtent temporairement et la production électrique classique retrouve, dans le pire des cas, son taux d'émission de CO2 initial. Il s'agit d'un retour au niveau initial, pas d'une augmentation du taux par rapport au niveau de base.

* L’énergie primaire d’origine éolienne est gratuite (le vent), renouvelable, sans production de déchets, sans danger notable pour l’homme.
* La fabrication des 3 éléments d’un aérogénérateur ne pose pas de problème technologique particulier : le moteur, une hélice type aviation fait la transformation de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique de rotation, énergie transformée en électricité dans un générateur asynchrone classique à vitesse assez lente, le tout étant installé sur un haut pylône métallique, fixé sur un lourd socle en béton.
Le coût de fabrication est comparable à celui de générateurs hydrauliques de puissance équivalente Ces avantages certains sont aussi ceux de l’énergie hydraulique.

Eoliennes et oiseaux...

Diverses études internationales ont montré que les parcs éoliens peuvent perturber l'avifaune. Les impacts connus sont :

* La perte d'habitat (les oiseaux fuient la zone du fait du dérangement et/ou la modification du milieu entraine une baisse d'attractivité)

* Le dérangement (effet épouvantail)

* La mortalité directe (collision avec les pales ou projection au sol par les mouvements d'air)

La perte d’habitat
La perte d’habitat résulte d’un comportement d’éloignement des oiseaux autour des éoliennes en mouvement. En fonction des espèces et de leur mode de vie, ce comportement caractérise :
* soit une réaction instinctive d’éloignement par rapport au mouvement des pales, ou par rapport à leurs ombres portées (effets stroboscopiques),
* soit une réaction d’éloignement des sources d’émissions sonores des éoliennes, qui pourraient parfois couvrir les chants territoriaux des males reproducteurs.
La perturbation est une préoccupation très importante pour des oiseaux nicheurs, et particulièrement lorsque les espèces sont très spécialisées et donc très dépendantes de leur habitat. L’habitat affecté peut alors concerner aussi bien une zone de reproduction, qu’une zone d’alimentation, l’enjeu variant selon la présence d’autres habitats et ressources trophiques disponibles dans l’entourage du site.
Certaines espèces peuvent faire preuve d’accoutumance, en s’habituant progressivement à la présence d’éoliennes dans leur entourage et en réduisant les distances d’éloignement.
La perte d’habitat affecte aussi la période d’hivernage, ou de haltes migratoires, en réduisant, pour les espèces sensibles, la disponibilité des zones de dortoirs ou d’alimentation. L’enjeu varie là encore selon l’importance de la superficie perdue pour la population concernée, l’état de conservation de l’espèce et la disponibilité d’autres habitats favorables dans l’entourage.
Dérangements, perturbations pendant la phase des travaux
La sensibilité des oiseaux au dérangement est généralement la plus forte au cours de leur période de reproduction.
Si les travaux de terrassement ou d’installation des éoliennes ont lieu pendant cette phase critique, ils peuvent remettre en question le succès de la reproduction de certaines espèce sensibles (vulnérabilité des couvées et des jeunes, forte activité des parents) qui peut se traduire par l’abandon de la phase de nidification, voire une perte radicale d’habitat.
De façon générale, les rapaces sont réputés pour être particulièrement sensibles vis-à-vis du dérangement au nid, notamment au moment de la ponte et de la couvaison.
Les perturbations liées à la phase de travaux sont temporaires, mais leurs incidences dépendent là encore du niveau de sensibilité des espèces, des autres pressions anthropiques et de l’attention portée par les entreprises au respect de la biodiversité locale. Certaines opérations de défrichement ou de décapage peuvent impliquer la destruction directe de spécimens protégés.
L’effet barrière
L’effet barrière est une variante des dérangements / perturbations pour des oiseaux en vol. Il s’exprime généralement par des réactions de contournement en vol des éoliennes à des distances variables. Il concerne aussi bien des cas de migration active que des transits quotidiens entre zone de repos et zone de gagnage. Il dépend de la sensibilité des espèces, mais aussi de la configuration du parc éolien, de celle du site, ou des conditions climatiques…. Pour les grues, on a pu ainsi observer des distances d’évitement de l’ordre de 300 m à 1000 m. Les anatidés (Canards, Oies…) et les pigeons y sont généralement assez sensibles, alors que les laridés (mouettes, sternes, goélands…) et les passereaux le sont beaucoup moins. Les conditions d’une bonne visibilité sont particulièrement importantes pour anticiper les réactions d’évitement à l’approche des éoliennes.
Au-delà des conditions climatiques, le relief et la configuration du parc peuvent là aussi réduire considérablement cette visibilité, et limiter l’anticipation. Cette réaction d’évitement peut présenter l’avantage de réduire les risques de collision pour les espèces qui y sont sensibles. En revanche, elle peut avoir des conséquences écologiques notables si l’obstacle ainsi créé fragmente un habitat (ex : séparation d’une zone de reproduction de la zone principale d’alimentation).
Elle peut aussi générer une dépense énergétique supplémentaire notable dans le cas de vols de migration active, notamment lorsque le contournement prend des proportions importantes (effet cumulatif de plusieurs obstacles successifs), ou quand, pour diverses raisons, la réaction est tardive à l’approche des éoliennes (mouvements de panique, demi-tours, éclatement des groupes…).
Mortalité
Si la mortalité aviaire dûe aux éoliennes est globalement faible par rapports aux autres activités humaines, certains parcs éoliens particulièrement denses et mal placés engendrent  des mortalités importantes, avec des risques significatifs sur les populations d’espèces menacées, et sensibles.
A l’échelle d’un parc, même un faible taux de mortalité peut générer des incidences écologiques notables notamment :
* pour les espèces menacées (au niveau local, régional, national, européen et/ou mondial)
* pour les espèces à maturité lente et à faible productivité annuelle.
Le taux de mortalité varie de 0 à 60 oiseaux par éoliennes et par an en fonction de la configuration du parc éolien, du relief, de la densité des oiseaux qui fréquentent le site éolien, les caractéristiques du paysage du site éolien et son entourage. La topographie, la végétation, les habitats, l’exposition favorisent certaines voies de passages, l’utilisation d’ascendances thermiques, ou la réduction des hauteurs de vols, ce qui peut augmenter le risque de collision.
Les conditions météorologiques défavorables sont également un facteur important susceptible d’augmenter le risque de collision. C’est notamment le cas pour une mauvaise visibilité (brouillard, brumes, plafond nuageux bas….), et par vent fort.
De ce point de vue, les parcs éoliens de Navarre (Espagne), d’Altamont (USA) et de Tarifa (Espagne) témoignent des situations à éviter : des parcs éoliens particulièrement denses implantés dans des zones riches en oiseaux.
A titre de comparaison, le réseau routier serait responsable de la mort de 30 à 100 oiseaux par km, le réseau électrique de 40 à 120 oiseaux par km…

Eoliennes et chauves-souris...

L'impact des éoliennes sur les chauves-souris a été révélé récemment. C'est la mortalité directe qui semble être l'impact prépondérant. Les chauves-souris entrent en collision avec les pales ou sont victimes de la suppression occasionnée par le passage des pales devant le mat.

Les connaissances actuelles montrent que, parmi les mammifères, les chauves-souris sont les plus sensibles à l’installation d’un parc éolien. Or ce sont aussi des espèces souvent mal connues, qui jouissent d'une protection totale au sein de l'Union Européenne.
Dans le cadre d’un nouveau projet éolien, l’étude d’impact sur l’environnement doit donc intégrer des investigations spécialisées, au même titre que pour les oiseaux. Ces investigations doivent être adaptées au cycle de vie complexe des chiroptères et à leurs sensibilités spécifiques vis-à-vis des éoliennes.

Les raisons pour lesquelles les chauves-souris heurtent les éoliennes ne sont pas encore clairement établies. Après avoir relevé de nombreux cas de mortalité sans blessure apparente, il a été démontré que le mouvement « rapide » des pales, en entraînant une variation de pression importante dans l’entourage des chauves-souris, pouvait entraîner une hémorragie interne fatale (barotraumatisme). Pour l’ensemble des parcs éoliens étudiés, il semblerait que les causes de mortalité vis-à-vis des éoliennes relèvent à la fois des collisions directes avec les pales et des cas de barotraumatisme.
Quelles qu’en soient les réelles causes, l’analyse des mortalités permet de constater que les espèces les plus touchées sont celles qui chassent en vol dans un espace dégagé, ou qui entreprennent à un moment donné de grands déplacements (migrations).
Le taux de mortalité par collision / barotraumatisme est évalué entre 0 et 69 chauves-souris par éoliennes et par an. Les facteurs qui influencent ce taux ne sont pas encore bien connus.
Les comparaisons avec d’autres types d’aménagements ne sont pas aisées en raison du manque d’études sur le sujet. Néanmoins, le trafic routier est, comme pour les oiseaux, reconnu pour causer la mort de nombreuses chauves-souris (entre 15 et 30 % de la mortalité totale).
Au-delà de la mortalité générée par les éoliennes en mouvement, comme tout autre aménagement humain, les gîtes de repos ou de reproduction, les corridors de déplacement et les milieux de chasse ne sont pas à l’abri d’une destruction / perturbation liée à la phase de travaux (défrichement, excavation, terrassement création de chemins d’accès, câblage….).
Le pouvoir attractif des éoliennes sur les chauves souris est pressenti. Les hypothèses sont variées à ce propos. On peut évoquer la curiosité supposée des pipistrelles, la confusion possible des éoliennes avec les arbres, l’utilisation des éoliennes lors de comportements de reproduction, l’attraction indirecte par les insectes eux même attirés par la chaleur dégagée par la nacelle ou l'éclairage du site…

Quelques chiffres

* Engagements du Grenelle de l'environnement : 6000 MW d'éolien offshore d'ici à 2020. Aucune éolienne à ce jour en mer en France.

* 308 éoliennes en mer ont été installées en Europe en 2010, soit 51 % de plus que 2009.

* L'équivalent de 2,9 millions de foyers, soit Berlin et Bruxelles réunies, sont alimentés en électricité par les éoliennes offshore européennes.

Source : Direct matin

 

Plus d'infos sur : www.eolien-biodiversite.com


Quelle doit être la couleur des éoliennes ?

Voilà la question de prime abord saugrenue qui a été adressée au gouvernement par la député Marie-Jo Zimmermann (UMP) et le sénateur Jean-Louis Masson (sans étiquette), comme le relate le blog de l'avocat Arnaud Gossement. Les deux parlementaires s’interrogeaient ainsi sur la possibilité règlementaire de peindre les pylônes, "par exemple vert à la base, puis progressivement gris-bleu vers le sommet", afin de faciliter leur intégration dans le paysage. Car les couleurs traditionnelles des mâts et des pales, le blanc et le gris, sont accusées de nuire à la faune sauvage, en particulier aux oiseaux et aux chauves-souris.

L’an dernier, une étude de l'université britannique de Loughborough, publiée dans le European Journal of Wildlife Research, révélait ainsi que les insectes, tels que les mouches, pucerons, mites, papillons ou coléoptères, sont particulièrement attirés par la couleur blanche ou grise d'une éolienne. Les oiseaux ou chauves-souris qui les poursuivent risquent alors de frapper les pales ou le mât, et d’être tués dans certains cas, surtout la nuit et en été lorsque les insectes sont plus abondants. Au contraire, la couleur violette les attire moins, suivie par le bleu.

Face à ce constat, et dans un souci d’intégration dans le paysage, certains pays ont changé la couleur de leurs éoliennes. En Allemagne, le fabricant Enercon peint leur base en vert. Au Québec, les parcs les plus récents ont aussi adopté un dégradé de vert.

En France, le ministère de l’écologie a estimé, dans une réponse publiée au Journal officiel jeudi 22 décembre, que "rien n'empêche aujourd'hui un exploitant de favoriser l'intégration paysagère de son parc éolien en le peignant d'une couleur adéquate si besoin. Cette disposition ne peut toutefois, en l'état actuel des textes, être imposée au travers de la délivrance des autorisations administratives et relève donc de la bonne initiative des exploitants."

En réalité, le ministère semble avoir oublié l’arrêté du 13 novembre 2009 relatif à la réalisation du balisage des éoliennes situées en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques. Ce texte stipule, en annexe, que la couleur des éoliennes est définie en termes de "quantités colorimétriques limitées au domaine blanc" et de "facteur de luminance égal ou supérieur à 0,4", afin qu'elles soient visibles des avions. Le choix de la couleur, qui se résume au final à du blanc ou du gris très clair, est donc loin d'être du ressort de l’exploitant et les immenses mâts ne sont pas près de se fondre dans nos paysages verdoyants.

Reste que la couleur n’est pas le seul facteur entrant en jeu dans le degré d'attraction des insectes et oiseaux par les éoliennes. La chaleur qu’elles produisent et les perturbations qu’elles peuvent provoquer sur les organes sensoriels comptent aussi. De quoi relancer le débat sur les conséquences de l'éolien sur la faune et la flore.

Le Monde

 

 

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Published by Laurence - dans Faune & Flore
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commentaires

carl 30/01/2011 18:24


Je suis un amoureux de la nature et je pense qu'un consensus devrait pouvoir être trouvé avec la technologie flottante pour les mettre a 30 km et plus . c'est mieux pour tout le monde humains ,
fond marins et oiseaux .
En Allemagne et en belgique aussi je crois , les éoliennes sont mises a 30 km ...pourquoi ... ?