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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:21

Epis de sorgho, ve en gros plan

Sorgho

 

9 milliards de personnes à nourrir en 2050 et des changements climatiques : un véritable défi pour le futur. Un organisme international fait le point sur les choix que l’humanité devra faire d’ici là, relate Público.

Dans les 40 prochaines années, la Terre va devoir alimenter 9 milliards de personnes. Pour Cary Fowler, directeur du Global Crop Diversity Trust (structure de partenariat entre la FAO et des organismes privés comme les fondations Rockefeller ou Bill Gates, qui a pour objectif le maintien de la diversité biologique des variétés agricoles), il va s’agir d’un grand défi. L’urbanisation ou le manque de terres agricoles ne seront pas les sources du problème.
Les complications viendront des changements climatiques, qui vont exiger l’essor de nouvelles variétés d’aliments capables de résister à la chaleur et à la sécheresse. Selon Fowler, il faut pour cela adapter les cultures agricoles actuelles. Soit on ne change rien ; dans ce cas la production chutera et les prix grimperont. Soit on fait le choix de nourrir autrement les 9 milliards de personnes qui habiteront la planète en 2050.

John Beddington, le principal conseiller scientifique du gouvernement britannique, souligne que “le défi n’est pas seulement d’augmenter la production de façon durable en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en préservant la biodiversité”, mais qu’il faut également “rendre l’alimentation plus réactive face à l’instabilité aussi bien économique que climatique”. Un imposant dossier sur le sujet, publié par la Royal Society donne une vision plutôt encourageante du futur de l’alimentation. Une perspective que ne partage pas Fowler : “On nous dit qu’il faut produire plus de nourriture, mais il n’y a rien d’automatique en la matière.” Depuis la naissance de Fowler, en 1950, le pourcentage de terres cultivées a progressé de 10 % alors que la population a plus que doublé. Les inégalités en matière de répartition expliquent qu’un septième de l’humanité souffre de la faim et qu’un autre septième a trop de nourriture à sa disposition. “Les terres irriguées ont doublé, la quantité d’eau utilisée a triplé, celle des pesticides a été multipliée par 53”, assène Fowler. Il est impossible de continuer à faire croître les terres cultivées, car l’agriculture intensive n’est pas infinie. “Il faut repenser l’agronomie, les pratiques agricoles et la reproduction des plantes.” L’article de la Royal Society dédié aux changements climatiques défend l’idée qu’il n’y a pas de données suffisantes pour connaître l’impact réel de ceux-ci. Un autre article prétend qu’en 2050 le rendement à l’hectare sera de 50 à 75 % plus important qu’en 2007. Fowler imagine, lui, un scénario beaucoup plus sombre et cite deux exemples parmi beaucoup d’autres : “Si l’on prend le riz, l’augmentation de 1°C seulement de la température nocturne a diminué sa production de 10 %, et, si l’on se penche sur les pollinisateurs, la chaleur affecte leur comportement et contribue donc à un moindre rendement des plantations.”
Actuellement, l’objectif du Global Crop Diversity Trust et des chercheurs de l’université Stanford (en Californie) est 2030, une année pour laquelle les données sur les effets des changements climatiques ont déjà été établies. “On peut prévoir une baisse de la production du maïs en Afrique australe si l’on a les mêmes cultures qu’aujourd’hui. Dans cette région, le maïs représente 50 % de l’alimentation”, affirme Fowler, qui annonce des crises alimentaires spectaculaires si rien ne change. L’alternative réside dans la recherche de nouvelles variétés de plantes sauvages parentes des cultures produites et vivant naturellement dans des zones extrêmes. “Nous avons besoin de recueillir ces plantes, car nous devons être capables de les utiliser dans le futur pour la reproduction, et cela prend en moyenne 10 ans”, calcule-t-il. Il faut ajouter 10 ans de plus pour que ces nouvelles variétés soient prêtes à être cultivées. Les nouvelles cultures peuvent se situer n’importe où, à la limite des déserts comme dans les montagnes.“ Je pense que, si l’on revient au Portugal dans 100 ans, les régimes alimentaires ne seront plus les mêmes”, prédit Fowler. A l’avenir, certaines cultures pourront augmenter leur part dans la production mondiale alors que d’autres diminueront. L’important est de sauvegarder ces trésors naturels jusqu’à ce qu’ils soient nécessaires à l’humanité.
Pour mener une telle tâche, il faudrait que le monde entier fasse un effort, ce qui est loin d’être le cas. “Les leaders de la planète répondent uniquement à des problèmes de court terme. Ils se désintéressent de la question de la fondation biologique de la civilisation qu’est l’agriculture.”

L'alimentation du futur

Dans 4 décennies, quelques aliments auxquels personne n’aurait songé vont venir pimenter notre quotidien. Goûtez donc le sorgho, de la famille des graminées (comme le blé), accompagné d’amarante, un arbuste originaire du Mexique dont les feuilles peuvent être utilisées comme légume ; agrémentez de tubercule d’igname ainsi que de gesse commune, une petite plante légumineuse originaire d’Irak. La particularité de ces aliments est leur forte résistance à la sécheresse. Ils répondent donc parfaitement au contexte prévu pour 2050.

Courrier International

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Published by Laurence - dans Faune & Flore
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