Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : belleplanete.over-blog.com
  • belleplanete.over-blog.com
  • : Amoureuse de la nature, un brin militante, bienvenue dans mon monde... écologie, merveilles terrestres, belles initiatives, protection animale, livres, cuisine végétarienne mais aussi grognements et émotions... Belle visite ! Laurence
  • Contact

Recherche

6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:28

Photo Ours brun - Ursus-arctos

 

En juin 2010, la secrétaire d'Etat Chantal Jouanno annonçait la réintroduction d'une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques pour remplacer Franska, un plantigrade tué en 2007. Comme le prévoit le code de l'environnement, une consultation a été ouverte dans les Pyrénées du 27/12/10 au 4/02/11. 

Le 4 février 2011 au matin, dernier jour de la consultation publique sur le lâcher d’une ourse en Béarn, une délégation du collectif associatif « Cap-Ours » a donc remis au Préfet des Pyrénées-Atlantiques une pétition de 16 000 signatures lui demandant, au-delà du lâcher d’une ourse, de lancer un nouveau programme de restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées et d’améliorer la protection des ours et de son habitat.

Outre le soutien de l’opinion, pyrénéenne comme nationale, la coordination Cap Ours rappelle également à chacun l’obligation légale de la France de sauver l’ours dans les Pyrénées. « L’homme et l’ours ont ici toujours cohabité ; ils sont les piliers indissociables du patrimoine montagnard pyrénéen. Toute stratégie basée sur la disparition de l’un ou de l’autre est une mauvaise réponse au défi du développement durable du massif pyrénéen. Nous devons d’urgence sortir du débat stérile « pour ou contre l’ours » paralysant et déjà tranché par la loi, afin d’imaginer ensemble un avenir durable et désirable pour tous. »

Une vingtaine d'ours. Voilà ce qui reste dans les Pyrénées. Et ils ont tous plus ou moins l'accent slovène, puisque Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne a été tué par un chasseur en 2004. Quant à Camille, que l'on appelait aussi Aspe-Ouest, considéré comme le dernier mâle exclusivement pyrénéen, il est mort à l'automne dernier. Par ailleurs, la Slovène Franska a été tuée dans un accident de la route. Tous ces éléments font que la survie de l'espèce n'est pas tout à fait assurée, malgré la naissance de quatre oursons cette année. Ce qui est surtout inquiétant, c'est la consanguinité : presque tout le monde descend d'un seul et unique géniteur, Pyros.

La procédure de consultation a mis à la disposition de tous ceux qui le souhaitaient un long rapport explicatif, sur la situation de l'animal, et sur la manière dont la réintroduction est envisagée. Le noyau central est pour l'instant, le plus dynamique. C'est là que l'on a enregistré les dernières naissances, et que se trouvent de jeunes femelles : trois des quatre oursons nés récemment sont des oursonnes.

L'idée est donc de réintroduire une ourse dans le noyau occidental, là où ne reste plus désormais que Cannellito, le fils de Cannelle, et Néré. Pour le moment, et même si ces deux-là avaient quelques affinités réciproques, il n'y aucune chance pour qu'ils se reproduisent.

On a envisagé l'idée d'une translocation intrapyrénéenne : prendre une ourse du noyau central pour la relâcher dans le noyau occidental. Mais l'animal aurait peut-être tendance à revenir « chez lui » et la capture, l'anesthésie, sont des opérations délicates. Pas question de risquer la vie d'un des rares survivants pyrénéens. Dans le document présenté à la consultation, le ministère choisit une ourse slovène, comme par le passé : en Europe, les ours suédois sont trop différents des Pyrénéens, la rage rôde en Croatie, et les Espagnols ne souhaitent pas « lâcher » leurs ourses, estimant que leur population des Monts Cantabriques est trop fragile.

La bête, capturée en Slovénie, subirait une sévère visite médicale avant d'être réintroduite. Ce lâcher était prévu sur une zone de 600 km2 entre les vallées d'Aspe et d'Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques : une vingtaine de communes sont concernées, mais le lieu exact reste à déterminer… Le dossier envisage aussi le suivi de l'animal après le lâcher. Mais avant même d'arriver, l'ourse dérange. Alors, viendra-t-elle ?"

La Dépêche

 

N’hésitez pas à visiter les sites de ces associations :

www.cap-ours.fr

www.ferus.fr

www.paysdelours.com

www.fiep-ours.com

Partager cet article

Repost 0
Published by Laurence - dans Agissons !
commenter cet article

commentaires