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  • : Amoureuse de la nature, un brin militante, bienvenue dans mon monde... écologie, merveilles terrestres, belles initiatives, protection animale, livres, cuisine végétarienne mais aussi grognements et émotions... Belle visite ! Laurence
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 15:19
champs

De nombreuses familles franciliennes apprécient de se mettre au vert

pour faire leur marché. Photo : cueillette chapeau de paille

 

Ouvertes d'avril à novembre, les cueillettes accueillent des enfants et des adultes venus généralement des grandes villes pour faire leur marché et remplir leurs paniers en fruits, légumes et autres fleurs.

Tulipes, fraises, asperges, carottes et autres épinards. En ce mois de mai, voici quelques-unes des récoltes que vous pourrez faire en vous rendant dans l'une des cueillettes d'Ile-de-France. Séduits par le concept du "cueillez-cuisinez", des centaines de citadins sy rendent chaque année.

Groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leur verger et leur potager, Chapeau de paille rassemble 28 adresses de cueillettes en France dont 10 en dans la région parisienne à moins de 20 kilomètres de la capitale. "Le public peut cueillir ou ramasser jusqu'à 60 produits différents pour un prix loyal, indique la direction de Chapeau de Paille. Sur nos cueillettes, les fruits, légumes et fleurs disponibles sont indiqués dès l'entrée avec leur tarif et fléchés sur le champ".

Pour Stéphanie, maman de trois enfants, les avantages de la cueillette sont multiples. "C'est une manière originale d'occuper les enfants et de leur faire découvrir la faune et la flore, indique la mère de famille. En ramassant eux-mêmes leurs fruits et légumes, les petits sont beaucoup plus ouverts d'esprit et ont envie, dès qu'ils en ont l'âge, de concocter eux-mêmes de bons petits plats. Et c'est quand même plus sympa pour moi, comme pour mes enfants, de faire ses courses en plein air plutôt que les grandes surfaces aux portes de Paris et autres supérettes de la capitale ". Outre l'aspect ludique et la sortie du week-end, les amateurs de cueillettes, qu'ils soient ou non locavores, apprécient la fraîcheur des produits, le rapport qualité-prix ou encore l'absence de pesticides et autres produits chimiques.

Plus d’info sur www.chapeaudepaille.fr

Entrée libre

Le matériel de récolte (sécateurs, paniers, sacs, brouettes...) est mis à disposition des visiteurs. En cas de beau temps, se munir de chapeaux et crèmes solaires.

Metro

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:14
Le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est arrivé chez nous en 2004.

Le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya,

est arrivé chez nous en 2004. Richard Crampton / Rex /REX/SIPA

 

Ils sont de retour avec les beaux jours : moustique tigre, charançon rouge, frelon asiatique ou mineuse du marronnier sortent de leur torpeur hivernale pour s’attaquer les uns aux ruches, les autres aux palmiers ou aux marronniers. Mais ces insectes venus des quatre coins du monde ne sont pas mus par de mauvaises intentions: ils profitent des déséquilibres écologiques provoqués par l’homme.

«L’arrivée du moustique tigre sur le pourtour méditerranéen coïnciderait avec les phases de démoustication, explique Arnaud Horellou, expert entomologiste pour le Service du patrimoine naturel au Muséum national d'Histoire naturelle. En réduisant la densité de moustiques autochtones, on a créé une brèche écologique qui lui a permis de s’installer.» La présence d’arbres importés, comme le palmier, favorise aussi l’arrivée d’espèces exotiques : «En métropole, le charançon rouge ravage uniquement les palmiers, qui sont des plantes ornementales exotiques. Il n’a donc aucun impact sur les écosystèmes locaux», précise l’entomologiste. Même phénomène pour le marronnier, importé en Europe au XVIIe siècle pour orner les avenues des villes, qui restait isolé de son écosystème naturel jusqu’à ce que la mineuse le rattrape. «Le fait d’amener des espèces exogènes crée un déséquilibre et une nouvelle niche écologique dans laquelle les insectes peuvent s’installer», poursuit Arnaud Horellou.

Les insectes ne viennent pas du bout du monde avec leurs petites ailes : ils sont, là encore, aidés par l’homme. Embarqués avec les cargaisons de marchandises, de meubles ou les palettes en bois, ils profitent de l’intensification des échanges mondiaux pour se disperser. Et une fois arrivée à destination, une population d’insectes peut rapidement exploser en l’absence de prédateurs naturels.

Si les chauves-souris méditerranéennes se régalent des moustiques tigres, les abeilles domestiques ont du souci à se faire: «Le frelon asiatique a tendance à s’attaquer aux ruches, reconnaît Arnaud Horellou, mais il ne faut pas oublier que les abeilles domestiques ont été artificiellement concentrées en ruches voisines pour les mettre en concurrence et qu’elles soient plus productives.» Un repas servi sur un plateau d’argent pour le frelon asiatique, «pas plus dangereux qu’un autre pour l’homme», précise l’entomologiste. Avant que les abeilles ne trouvent une parade, comme leurs cousines asiatiques qui savent comment éliminer l’agresseur en volant en bande autour de lui, des piégeages sélectifs ont lieu dans les régions touchées: «Le problème, c’est qu’ils ne sont pas sélectifs du tout, déplore Arnaud Horellou. Ils détruisent énormément d’espèces, parfois protégées.»

20 minutes 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:46

Nadine Lagrange nourrit ces félins.

Nadine Lagrange nourrit ces félins.

A. GELEBART / 20 MINUTES

 

Bagoo, un énorme chat noir, s'est installé sur les genoux de Nadine Lagrange. La présidente du Comité du chat libre de Saint-Ambroise (11e) esquisse un sourire : «Je suis la seule à pouvoir le caresser.» Bagoo mène sa vie comme il l'entend et n'a d'affection à rendre à personne. C'est un chat libre. Comme plusieurs centaines de félins dans la capitale, il n'a pas de maître. «Beaucoup de ces chats ont été abandonnés», explique Nadine Lagrange. «Les particuliers ont du mal à les stériliser, ils se retrouvent avec des portées et les abandonnent dans les parcs et jardins.» Les chats se retrouvent dans les cimetières, les cours d'immeubles végétalisées, les squares, certains hangars. Au Père-Lachaise, ils seraient environ 80. «Les chats vivent très peu dans les rues, car ils se font écraser», souligne Nadine Lagrange.

Depuis 1999, les chats errants ne sont plus systématiquement conduits à la fourrière. Ils peuvent acquérir le statut de « chat libre ». Légalement, le dossier dépend de la préfecture de police, mais en pratique, leur responsabilité incombe à des associations. «Elles ont un rôle indéniable dans la régulation de la population de chats», commente-on à la Ville de Paris. Parfois, des habitants s'en occupent. Mais un chat coûte cher. Pour chaque animal, la visite initiale chez le vétérinaire représente 150€. La Ville verse quelques subventions. Nadine Lagrange, elle, met de sa poche et compte sur les amoureux des chats. Quand à Bagoo, insouciant, il se régale de sa pâtée.

20 minutes

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 20:25

 30m

Les conseils de la Fondation 30 millions d’amis

Vous avez trouvé un animal ?

L’animal est tatoué

Lorsque vous avez trouvé un animal, cherchez le tatouage à l’intérieur de l’oreille (ou à l’intérieur de la cuisse). Puis contactez la SCC* ou le SIEV* qui vous communiqueront l’identité et les coordonnées de son maître. S’il est injoignable, prévenez la fourrière.

L’animal n’est pas tatoué mais peut-être pucé

Aujourd’hui, la majorité des animaux sont munis d’une puce électronique. Seuls les vétérinaires ou la fourrière sont capables de la lire. Vous devez donc y conduire l’animal trouvé. S’il est identifié : une déclaration auprès de la SCC ou du SIEV sera faite. Un courrier sera alors envoyé au maître de l’animal lui demandant de venir le récupérer chez vous (si vous souhaitez le garder) ou au refuge. Au-delà de 8 jours, un animal non réclamé est considéré comme abandonné et peut être proposé à l’adoption dans un refuge.

L’animal n’est pas identifié

Vous souhaitez le garder ? Faîtes une déclaration en mairie (ou au commissariat si vous habitez Paris), auprès de vétérinaires, de la fourrière et des refuges proches de chez vous. Passé 8 jours, vous pourrez l’adopter. Prenez rv chez un vétérinaire pour le faire identifier à votre nom. Sinon, confiez-le à votre Mairie ou à un refuge proche de chez vous.

Connectez-vous

Sur le site www.30millionsdamis.fr. Vous y trouverez la liste des refuges de votre département et vous pourrez aussi y déposer une annonce en créant une fiche signalétique de l’animal trouvé.

Vous avez perdu votre animal ?

Prévenez

Immédiatement la SCC* ou la SIEV* en précisant le numéro de tatouage ou puce électronique de votre animal et vos coordonnées. Faites aussi une déclaration de perte auprès de votre Mairie (ou au Commissariat si vous habitez Paris).

Prenez contact

Les refuges se trouvant à proximité du lieu ou vous avez perdu votre animal. Vous trouverez leurs coordonnées sur notre site www.30millionsdamis.fr. Appelez également la fourrière. Attention, vous n’avez que 8 jours pour y récupérer un animal. Au-delà, il sera considéré comme abandonné.

Faîtes-le savoir

Que vous avez perdu votre animal de compagnie. Placez des affiches avec sa photo et vos coordonnées aux alentours du lieu où il a disparu, chez les vétérinaires, les commerçants, à la Poste… partout où elles seront vues du plus grand nombre.

Comptez sur la solidarité

De la communauté 30 Millions d’Amis. Déposez une annonce sur notre site www.30millionsdamis.fr. Enregistrez-vous gratuitement et rédigez votre « avis de recherche ». Il pourra ainsi être consulté par des milliers d’internautes !

*

SCC : Société Centrale Canine : 01 49 37 54 54

SIEV : Société d’Identification Electronique Vétérinaire pour un chat : 01 55 01 08 08


Logo chien-perdu.org

Un site consacré aux chiens perdus ou aux chiens trouvés.

www.chien-perdu.org

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 06:09

merle.jpg

 

"Le plus souvent nous nous sentons démunis devant les cris plaintifs des oisillons au sol. Il faut savoir néanmoins que suivant les espèces, certains petits quittent régulièrement le nid avant de savoir voler. Il faut les laisser là où ils sont sauf s’ils sont sans plumes. Si le nid est à proximité et en bon état, replacez vite l’oisillon à sa place. Les oiseaux sont peu sensibles aux odeurs et les parents ne le rejetteront pas pour autant.

Si l’oisillon sautille déjà de branche en branche ou sur le sol, laissez-le. Il progressera vite et saura se mettre à l’abri plus haut dans les arbres tout seul. Bien sûr, si cet oiseau est dans un endroit exposé, placez-le en sûreté sur un bosquet ou un muret… proche du lieu ou vous l’avez trouvé. En revanche, si l’oiseau est blessé (s’il saigne ou si son aile est dans une position anormale, sa patte brisée…), il faut contacter un vétérinaire qui vous communiquera les coordonnées du centre de sauvegarde le plus proche.

Dans le cas d’un oiseau adulte blessé, la capture et le transfert un centre de sauvegarde ou un vétérinaire peuvent être nécessaires. Pensez à vous protéger des serres et des coups de bec en portant des gants et en éloignant votre visage. La capture doit se faire avec douceur et prudence. Recouvert d’un linge pour le maintenir dans l’obscurité, l’animal est porté les ailes collées. Ne lui donnez ni à boire ni à manger et placez-le dans un carton pour le transport (pensez à faire quelques trous pour l’aération)."

Dr Céline Lacourt (Télé Z)

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 05:54

 

Le "made in France" réduit les émissions de gaz à effet de serre. Focus sur un objet, le livre, à l'occasion de notre baromètre Eco2climat

La relocalisation de l'économie, mise en avant pour préserver l'emploi, a aussi un intérêt écologique. Le cabinet Carbone 4, qui publie chaque mois le bilan carbone des Français en partenariat avec Metro, a comparé les gaz à effet de serre émis par le même objet, un livre, selon qu'il soit fabriqué en France ou en Chine. La différence est de plus de 40%, et jusqu'à 70% si on ajoute la déforestation.

Un objet énergivore

Le livre n'a pas été choisi tout à fait par hasard, explique Emmanuelle Paillat, consultante de Carbone 4. "C'est un objet très énergivore : l'industrie papetière consomme 4% de l'énergie au niveau mondial." Plus de 80% des livres pour enfants sont fabriqués en Chine, en particulier les "livres-objets" qui incluent des jouets ou des gadgets.

Le transport peu émetteur

Ce n'est pas le transport qui pollue le plus. L'écart n'est que de 10 à 15% entre un livre fabriqué en France et l'équivalent venu de Chine. "Le bateau émet peu par rapport à la quantité de marchandises transportées, précise Emmanuelle Paillat. Ce n'est pas le cas de l'avion, utilisé par exemple pour les téléphones portables dernier cri."

La clé : l'origine de l'électricité

La plus grosse différence est liée au type d'énergie utilisée dans les usines. En France, où 80% de l'électricité est d'origine nucléaire, peu émissif, la production de pâte à papier émet 405 grammes d'équivalent CO2 (g éqCO2) en France et son impression 96 g éqCO2 pour un livre de 400 grammes. En Chine, où l'essentiel de l'énergie provient du charbon – qui contribue au réchauffement climatique – le papier émet 50% de CO2 en plus et l'impression deux fois plus. Ce type d'écart est valable aussi pour les vêtements, l'automobile ou les produits high-tech.

L'effet déforestation

Pour le livre s'ajoute la destruction d'arbres, qui émet des gaz à effet de serre. "Les papiers sont certifiés en Europe, mais il y a de fortes probabilités que le papier chinois provienne d'Indonésie, où il y a de la déforestation, explique Emmanuelle Paillat. On dit que les Chinois polluent, mais en réalité, c'est nous, consommateurs, qui en sommes responsables."

Metro

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 19:19

Florent Yvert, écologue passionné.

Florent Yvert, écologue passionné.

A. GELEBART / 20 MINUTES

 

Il protège les bêtes et les fleurs

Sauvegarder la faune et la flore francilienne en danger. Voilà la mission de Florent Yvert, écologue de profession. Son métier, apparu il y a une dizaine d'années, consiste à conseiller les collectivités territoriales pour que leurs projets d'aménagement respectent la biodiversité. « Je suis ornithologue de formation et avec mon collègue entomologiste, nous avons monté notre entreprise, Biodiversita*, en 2000, à une époque où ce métier était très peu connu et où ce genre de structure se comptait sur les doigts d'une main. Depuis 2005 et notamment le Grenelle de l'environnement, les formations professionnelles se sont multipliées. »

Quand d'autres écologues cherchent des solutions pour faire des économies d'énergie, Florent Yvert donne des idées pour préserver l'existant et même créer un milieu naturel favorable à des espèces menacées, dans des écoquartiers par exemple. «Cinquante ans après la construction rapide d'immeubles, beaucoup d'espèces ont décliné car leur milieu naturel a disparu, notamment les criquets et sauterelles, la chevêche d'Athéna (une petite chouette) ou même le moineau. Dans les années 1980, on a planté beaucoup d'arbres aux papillons, mais ils prennent la place d'espèces indigènes.»

S'il n'est pas toujours évident de faire passer au public l'importance d'avoir une friche ou un marais dans un parc, lui se dit confiant : «Les jardins “naturels” ont clairement une morphologie différente, mais le public est demandeur.»

20 minutes

* www.biodiversita.fr

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:03

Un grizzli empaillé, espèce protégée par la convention de Washington, l'une des prises récemment réalisée par les agents des douanes à Roissy.
Un grizzli empaillé, espèce protégée par la convention de

Washington, l'une des prises récemment réalisée par les agents

des douanes à Roissy.

Crédits photo : DURAND FLORENCE/SIPA/DURAND FLORENCE/SIPA

 

Les drôles de bêtes des douaniers

Caméléons vivants en provenance du Cameroun, grizzli et ours polaire empaillés, peaux de félins, défense en ivoire... La liste des saisies des douaniers de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle semble sans fin. Pourtant, il ne s'agit que du butin récolté entre le 29 février et le 20 mars 2012. Le trafic illégal des espèces animales et végétales menacées d'extinction est la 2ème cause de leur disparition, après la destruction de leur habitat naturel, selon les douanes. Le trafic des espèces vivantes est estimé aujourd'hui à 20 milliards d'euros dans le monde.

Metro


En 2011, les douanes ont saisi quelque 12.359 spécimens protégés.

En quelques jours, à la veille de ce printemps, la zone de fret de l'aéroport de Roissy a soudain pris les allures d'une insolite arche de Noé. En fouillant des caisses expédiées depuis le Cameroun et estampillées «Live frogs», les douaniers ont découvert le 29 février 2012 un double fond dans lequel s'entassaient 64 caméléons. Huit des reptiles étaient morts de ces déplorables conditions de transport. Trois jours plus tard, les mêmes agents interceptaient un chargement de «trophées de chasse» en provenance du Canada. À l'intérieur, un grizzli ainsi qu'un ours polaire empaillés, notamment accompagnés d'un couguar transformé en tapis de salon. Non loin, dans un transport de poissons tropicaux, ils repêchaient enfin 367 «axolotls», amphibiens étranges et translucides trafiqués en laboratoire en raison de leur capacité à s'auto-régénérer et à se reproduire à l'état larvaire.

Ces prises, effectuées dans le cadre de la Convention de Washington protégeant la faune et la flore, ne sont que la partie émergée d'un trafic d'espèces plus que jamais florissant. Selon un dernier bilan de la Direction générale des douanes, le nombre de procédures n'a cessé de progresser pour atteindre 667 constatations l'année dernière, contre 649 en 2010. Une fois sur deux, les contrôles ont été effectués sur des voyageurs aériens atterrissant en particulier en région parisienne, mais aussi du côté de Marseille et de Nice.

Dans le lot figure un bestiaire touffu où se mêlent une dizaine de perroquets très rares et quelques rapaces, une famille d'iguanes et de varans, une paire de serpents, quelques singes et une armée de tortues venant en particulier de l'île de Madagascar et des pays du bassin méditerranéen. «Les services vétérinaires inspectent les animaux vivants recueillis par la douane et leur apportent les soins permettant de garantir leur survie, expliquent les douanes. Celle-ci est souvent compromise par les conditions de transport et le stress liés à leur capture. Dans la mesure du possible, une réexportation dans le pays d'origine est privilégiée, dans l'optique d'une réintroduction dans le milieu naturel.» La solution d'accueil se trouve alors en réserves animalières. C'est ainsi que la brigade d'Hendaye a confié un perroquet gris du Gabon au zoo de Pessac.

Les passeurs, quant à eux, redoublent d'imagination, pour acheminer leurs cargaisons clandestines : en Guyane, un voyageur néerlandais a ainsi été surpris en train de transporter seize colibris vivants. Récidiviste, il avait dissimulé les oiseaux dans son short muni d'alvéoles, spécialement conçu pour l'occasion. «Les spécimens naturalisés auraient de leur côté tendance à être moins trafiqués», observe un spécialiste. «Il semble que l'attrait exercé par les cobras et scorpions conservés dans de l'alcool que ramènent les touristes en provenance de pays asiatiques décline», confirme-t-on à la Direction générale des douanes, dont les services n'ont saisi que 36 de ces spécimens en 2011.

En revanche, les services spécialisés de Bercy tirent la sonnette d'alarme face à l'envolée de la contrebande d'articles issus d'espèces animales ou végétales. En une seule année, ce marché parallèle, stimulé par une forte demande des particuliers, a bondi de 46% pour désormais franchir la barre symbolique des 10000 saisies.

Dans ce registre foisonnant et baroque, où l'on peut retrouver des hippocampes, des scorpions séchés ou encore des queues d'éléphant en bracelet, les agents ont aussi intercepté, surtout au terminus des long-courriers de Roissy, plus de 1277 pièces d'ivoire braconnées au Congo, au Nigeria ou en Guinée, mais aussi 1254 orchidées ou encore une centaine de kilos de bois d'agar, encens très recherché dont le prix au poids est plus élevé que celui de l'or. Enfin, face à la persistance de l'importation illégale de viande de brousse sur le sol français, les autorités multiplient les opérations coups de poing. Celle menée entre les 17 et 26 mai dernier en région parisienne a débouché sur la confiscation de 518 kg de viandes, dont 126 portaient sur des espèces protégées. Les morceaux de varan, de python, de crocodile, d'éléphant, de porc-épic ou encore de pangolin ont été détruits avant qu'ils puissent rejoindre les arrière-salles d'exotiques cuisines.

Outre une économie parallèle non négligeable, ce type de trafic présente de plus un «risque sanitaire important» et «menaçant la biodiversité». Pour mieux lutter contre ces filières venues d'Afrique ou d'Amérique du Sud, les douaniers ont récemment signé un accord avec l'Office national de la chasse et de la faune sauvage pour tenter d'identifier tous les spécimens capturés, morts ou vifs.

L'affaire, a priori rarissime, a marqué les douaniers. Les agents de la brigade d'Hendaye ont saisi en août dernier deux bébés singes magots en contrôlant à Biriatou (Pyrénées-Occidentales) deux voyageurs venant du Maroc et disant se rendre en Hollande. Traumatisés et sevrés prématurément, les primates, étaient dissimulés dans une caisse à chat. Sauvés in extremis, le mâle et la femelle ont été confiés au zoo de Saint-Martin-la-Plaine où les soigneurs les ont baptisés Zeus et Vénus. «Une fois remis sur pieds», le couple devait être introduit au sein d'un groupe de la même espèce, ont précisé les douanes qui conseillent «de ne prélever dans les pays de villégiatures aucune espèce animale ou végétale dont certaines peuvent être en voie de disparition ou très difficiles à conserver en captivité». À titre d'exemple, le refuge qui a recueilli les deux bébés «magots», s'est vu confier, en deux ans, 101 singes de la même espèce, «pour la plupart abandonnés par les propriétaires dépassés par le comportement des animaux devenus adultes». Aussi appelé «macaque berbère», le singe magot, pesant une quinzaine de kilos à l'âge adulte, a fait l'objet d'un engouement irrationnel chez les particuliers. Espèces menacées, les singes magots, dont il ne reste plus que 20000 individus à l'état sauvage, se sont multipliés en banlieue où l'effet de mode existe depuis le début des années 2000. Un phénomène tel que les forces de l'ordre en ont depuis capturé plusieurs centaines.

Le Figaro


Plus de 40kg d'ivoire, deux pieds et une queue d'éléphant : c'est la dernière saisie de taille des douaniers de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle qui traquent les espèces protégées, un exercice qui nécessite une fine connaissance du monde animal.

Au quotidien, ils se retrouvent souvent en première ligne dans l'application des décisions de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES).

Cette saisie reste une "prise exceptionnelle". Mais il en existe aussi de plus courantes effectuées sur des passagers de retour de vacances le plus souvent. Le corail gris ramené dans la valise en souvenir du séjour à Tahiti reste un grand classique des prises douanières.

"C'est souvent dû à une méconnaissance des choses. Il y a un travail d'éducation à faire auprès du grand public", souligne Michel Horn, directeur interrégional des douanes de Roissy.

Face à son bureau sont exposés dans une vitrine quelques-uns de ces animaux ou objets interdits : peau de python, singe empaillé, objet en ivoire, hippocampes...

"Un voyageur a droit par exemple à quatre hippocampes, trois coquilles de bénitier ou encore quatre peaux de crocodile mais l'ivoire est interdit de manière générale, brut ou travaillé. Il y a une dérogation pour l'ivoire antérieur à 1976 mais il faut un permis CITES", explique Michel Horn.

Une connaissance que les douaniers ont acquise lors de formations traditionnelles. Pour les espèces plus atypiques, cinq douaniers aux connaissances plus poussées sont considérés comme "référents".

"Nous avons ainsi saisi des écailles de pangolin, un fourmilier écailleux d'Afrique, emballées dans des paquets de nourriture pour chien. Il y avait l'équivalent de 200 spécimens", raconte Michel Horn.

"Ces écailles en provenance d'Afrique avaient pour destination la Chine pour leur vertu aphrodisiaque. Si nous n'avions pas eu un douanier qui reconnaisse ces écailles, elles seraient passées en nourriture pour chien", souligne-t-il.

C'est aussi un douanier qui a découvert que les 188 lézards saisis lors de leur transit entre le Niger et la Floride ne correspondaient pas aux spécimens déclarés sur le document CITES les accompagnant.

Les douanes travaillent également avec les vétérinaires du poste inspection frontalier (PIF) de l'aéroport. Une aide précieuse pour les douaniers qui doivent appliquer une "réglementation pas simple".

Listing à la main, Michel Horn énumère quelques espèces interdites: "le porc-épic à crête par exemple. Comment reconnaît-on un porc-épic à crête d'un autre porc-épic ?", interroge le directeur interrégional des douanes, expliquant la difficulté de la tâche.

En cas de saisie d'animaux vivants appartenant à une espèce menacée, un procès verbal est dressé à la compagnie aérienne par laquelle est arrivé l'animal. A charge alors pour la compagnie de ramener l'animal dans son pays d'origine.

© 2010 AFP

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 08:58
poule
 
 poules.jpg 

Les poules en batterie assurent l’essentiel

de la production française.

Photo : Gile/sipa
 

La face cachée des œufs

Depuis le 1er janvier 2012, les poules pondeuses doivent disposer de cages plus grandes. Mais tous les producteurs ne sont pas aux normes.

Le sort des poules s’améliore… un peu. Une norme européenne, entrée en vigueur le 1er janvier, impose d’augmenter la surface de leur cage : de 550 cm2, elle passe à 750 cm2, avec des aménagements (nid, perchoir). “On ne passe pas du Formule 1 au Four Seasons, ça reste une cage, mais moins inconfortable”, note Frédéric Vincent, porte-parole du Commissaire européen chargé de la politique des consommateurs. 

3,7 millions de poules "illégales"

La directive sur le bien-être animal a été adoptée en 1999, mais les éleveurs traînent la patte. Quatorze Etats membres risquent une procédure d’infraction à Bruxelles. En France, 3,7 millions de poules en batteries (sur 34 millions) sont encore dans des cages “illégales”.

"Un investissement colossal"

“Les élevages se préparent, réagit Francis Damay, président du comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO). C’est un investissement colossal, de 1 milliard d’euros, l’équivalent d’une année de chiffre d’affaires.” Les prix risquent d’augmenter, même si les œufs de cage restent les moins chers du marché. 

Une cage plus petite qu'une feuille A4

“Malheureusement, ces gros investissements ne changent pas grand-chose”, déplore Brigitte Gothière, de L214*. Cette association pour le bien-être animal a visité des élevages aux normes de 2012. “En réalité, on est plutôt à 600 cm2 de surface utile, moins d’une feuille de format A4. Les poules ne peuvent pas gratter, picorer ou étendre leurs ailes.”

L'opinion publique évolue

Plusieurs ONG militent pour la fin des poules en batteries. Selon un sondage Ifop pour CIWF (Compassion in world farming), 75 % des Français sont prêts à payer plus cher pour la garantie d’un élevage en plein air. En Belgique, les supermarchés ne vendent plus d’œufs de cage. Ceux-ci ne représentent plus que 50% du marché en Grande-Bretagne et 40% en Allemagne, contre 80% en France.

Metro

* www.l214.com

 

Bien lire les mentions indiquées sur les boîtes d'oeufs avant d'acheter :
  
Code 0
Par exemple 0 FR TSE 01
= Oeufs de poules élevées en plein air (agriculture biologique)
= Conditions d'élevage : au moins 4 m2 de terrain extérieur par poule et alimentation biologique
  
Code 1
Par exemple 1 FR TSE 01
= Oeufs de poules élevées en plein air
= Conditions d'élevage : Au moins 4 m2 de terrain extérieur par poule
 
Code 2
Par exemple 2 FR TSE 01
= Elevage en bâtiment (à l'intérieur) mais sans cage. Au maximum 9 poules par m2
 
Code 3
Par exemple 3 FR TSE 01
= Elevage en cage avec 13 à 18 poules par m2 soit l'équivalent d'une feuille de papier A4 par poule
 
Oeufs en vrac ou sur les marchés
Regarder le numéro sur l'oeuf lui-même, il y a beaucoup d'arnaques
 
La PMAF (Association pour la Protection Mondiale des Animaux de Ferme) milite à travers la France pour interdire les oeufs de batterie.

En Europe, plus de 80 % des poules élevées pour leurs œufs sont détenues dans des cages de batteries. En France, près de 38 des 47 millions de poules pondeuses sont ainsi retenues enfermées dans un environnement appauvri à l'extrême et un espace de vie ne dépassant pas la surface d'une feuille de format A4. Dans ces conditions de privations intenses, les poules pondeuses endurent un an de détresse physiologique et comportementale.
Les cages en batterie présentent une incompatibilité irrémédiable avec les besoins essentiels des oiseaux.

Elle attire l'attention grâce à sa mascotte Wonderpoule :
Wonderpoule 2009
Ayons une vision juste de ce qu'est la vie d'une poule en batterie, qui faut-il le rappeler, est un être vivant :
 
 Signer le manifeste sur : http://www.oeufs.org/manifeste.php  

 

Nous avons un immense pouvoir : celui du consommateur, utilisons-le sans modération pour faire évoluer les choses !
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 17:40

  Carte du Costa-Rica

 

Avec ses 40 parcs nationaux et le quart du pays classé en zone protégée, le Costa Rica est un véritable paradis vert qui a su préserver son capital naturel et jouer à fond la carte de l’écotourisme. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les sites naturels les plus prestigieux du pays. 1ère étape : le parc national de Tortuguero, le long du canal bordant la côte caraïbe nord. Dans cette « petite Amazonie », réputée pour être le spot mondial de la nidification des tortues luth, vous pourrez jouer les apprentis naturalistes en découvrant caïmans, singes hurleurs, iguanes, hérons, jacanas ou hirondelles de mangrove.

Dans la jungle de Monteverde – la plus réputée du pays – les chants d’oiseaux se mêlent au tohu-bohu des insectes. Les arbres sont couverts de mousse, fougères et autres orchidées. Dans la zone de Tambor, on peut déambuler dans le dédale des mangroves de la réserve naturelle Cabo Blanco.

Le Costa Rica abrite également le 2ème volcan le plus actif au monde, Arenal, en éruption permanente depuis 1968. Plus accessible, on peut visiter le volcan Poas (2708m) et son large cratère abritant un lac bleu azur. A noter : ce pays a sacrifié son armée au profit de la conservation de son patrimoine naturel. La nature plus forte que l’armement.

Metro

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Published by Laurence - dans Coup de chapeau !
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