Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : belleplanete.over-blog.com
  • belleplanete.over-blog.com
  • : Amoureuse de la nature, un brin militante, bienvenue dans mon monde... écologie, merveilles terrestres, belles initiatives, protection animale, livres, cuisine végétarienne mais aussi grognements et émotions... Belle visite ! Laurence
  • Contact

Recherche

6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 13:04

Biodiversité : l'Europe n'est pas une terre d'accueil !

Crédit photo : © river © Fellmann © Jamie Wilson / Fotolia.com

 

Commandée et financée par la Commission européenne, la dernière Liste rouge européenne dresse un bilan accablant de la situation des libellules, coléoptères et papillons d’Europe. Ce constat établi, les régions concernées devront mettre en œuvre des politiques de conservation, vitales à la préservation de l’espèce. Si nombre des 6 000 espèces étudiées sont en danger, c’est essentiellement du fait de la destruction de leurs habitats naturels, des changements climatiques, des incendies de forêt et du développement du tourisme.

1/3 des espèces de papillons en déclin
Coutumiers des régions d’Europe méridionale, 31 % des espèces de papillons affrontent un grave déclin. Les experts de l’UICN dressent un constat encore plus alarmant pour 9 % des 435 espèces étudiées qui sont déjà au stade critique de la menace d’extinction. La situation pourrait même être pire encore pour une espèce, celle de la piéride du chou de Madère, que l’on estime en danger critique d’extinction étant donné qu’elle n’a pas été aperçue sur l’île portugaise depuis plus de 20 ans. «Pour eux, la menace principale est la destruction de leurs habitats, liée le plus souvent à des modifications des pratiques agricoles, que ce soit l’intensification ou l’abandon, au changement climatique, à des incendies de forêt et au développement du tourisme », explique Annabelle Cuttelod, coordinatrice de la Liste rouge européenne.
Première étude des coléoptères
Le scarabée saproxylique, qui joue un rôle essentiel dans le recyclage des nutriments, figure pour la première fois en tant que sujet d’étude de l’UICN. Sur les 431 espèces de coléoptères étudiées, 11 % sont menacées de disparition sur le continent tandis que 7 % risquent l’extinction au niveau mondial. Le taupin violacé, par exemple, qui vit dans les grandes cavités de vieux arbres contenant de la moisissure de bois, se retrouve menacé par les nouvelles pratiques de gestion forestière.
Les libellules n’ont plus d’eau
14 % des 130 espèces de libellules européennes sont en danger. Pire encore, 5 % courent un risque d’extinction totale. Endémiques aux régions méridionales, essentiellement en France, les libellules souffrent de l’assèchement de leurs habitats. Face à la demande croissante d’eau pour la consommation et l’irrigation, mais aussi aux étés chauds et secs, les ressources en eau s’amenuisent.
Confrontée à de telles situations, l’Europe va réagir. « Les services écosystémiques que la nature nous fournit sont le pivot central de notre prospérité future. Quand une Liste rouge comme celle-ci sonne l’alarme, les implications pour notre avenir sont claires. C’est un déclin inquiétant », a reconnu le commissaire européen à l’Environnement, Janez Potocnik.

www.developpementdurable.com - Albane Wurtz

   
Repost 0
Published by Laurence - dans Non !
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 12:54

GORILLE.jpg 

Au cœur de tous les trafics, ceux qui le visent et les autres, le gorille du bassin du Congo voit son habitat se réduire au point qu'il aura disparu de régions entières d'ici 10 à 15 ans. Dans un rapport intitulé "La dernière bataille du gorille", des experts de l'ONU en ont appelé à Interpol et à la Mission de paix de l'ONU en République Démocratique du Congo (RDC), la MONUC.

La conférence de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages est particulièrement inquiète sur la recrudescence du braconnage et du trafic d'espèces, soulignant l'implication désormais avérée du crime organisé.

Mais si les gorilles sont recherchés pour leur viande et les trophées, ils sont surtout les victimes collatérales des trafiquants transfrontaliers et des milices qui écument l'Est de la RDC a souligné Christian Nellerman, du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

L'aire de répartition du gorille s'étend du Nigeria au Cameroun, du Gabon aux deux Congo, Brazzaville et Kinshasa et aux pays des Grands Lacs - Rwanda, Burundi, Ouganda.

"Lors d'une précédente étude en 2002, on estimait qu'à peine un tiers des territoires des gorilles subsisterait en 2030. Mais ça va beaucoup plus vite".

"Au rythme actuel, il n'en restera que 10%", poursuit-il en incriminant "l'extraction illégale des ressources naturelles, les minerais et le bois, surtout dans l'Est de la RDC, où certaines sociétés exportent deux à dix fois plus qu'autorisé par leurs concessions officielles".

"Les milices, dans l'Est de la RDC, sont les acteurs principaux de cette contrebande dont le produit est vendu à des sociétés basées en Europe, en Asie et en Chine". Un trafic qu'il estime à 700 millions de dollars par an et qui en grignotant son habitat naturel, menace la survie du gorille.

Pour Ian Redmond, consultant du Programme sur la survie des grands singes (GRASP) conduit par le PNUE et l'Unesco, "à l'exception du gorille des montagnes (principalement réparti entre le Rwanda, la RDC et l'Ouganda),  toutes les autres espèces sont menacées".

"Le trafic de viande de brousse est une des causes : les gens riches la consomment pour montrer leur puissance". Et comme on lui prête des vertus, elle est aussi utilisée pour soigner les malades, explique-t-il. "Mais ça ne représente qu'1 à 2% du marché".

Les bébés gorilles, qui souffrent d'une très forte mortalité, sont toujours recherchés par les collectionneurs du monde entier. Et l'espèce est une victime collatérale des braconniers de rhinocéros et d'éléphants, en quête de corne et d'ivoire dans toute la région.

Enfin, ces populations si proches de l'homme sont, comme lui, exposées aux épidémies de fièvre hémorragiques de type Ebola et particulièrement vulnérables, "comme tous les singes, chimpanzés, gorilles, bonobos : le taux de mortalité atteint de 85 à 95%", selon M. Redmond.

L'accumulation de ces menaces a conduit le PNUE à réclamer le soutien de la MONUC et d'Interpol "afin de nous aider à enquêter et à poursuivre les sociétés complices de ces crimes", a insisté M. Nellerman.

"En RDC, tous les jours des rangers mettent leur vie en jeu pour défendre les ressources naturelles : ils méritent davantage de soutien", a-t-il souligné, en rappelant que 190 rangers ont été tués par des trafiquants dans le parc des Virunga, à la frontière du Rwanda, ces dernières années.

AFP

 

Repost 0
Published by Laurence - dans Non !
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 12:03
Les corneilles parisiennes

Les corneilles, considérées comme un des passereaux les plus intelligents, se sédentarisent de plus en plus à Paris où elles font l'objet d'une surveillance accrue, selon la mairie de Paris.

"En ville, les corneilles ne sont pas dérangées. Il n'y a pas de chasse, pas de prédateurs, ni de concurrence alimentaire ce qui fait qu'elles s'adaptent", explique Thomas Charachon, en charge de l'écologie urbaine et du patrimoine naturel à la mairie de Paris.

"Les corneilles noires ont toujours été présentes à Paris mais elles se sédentarisent davantage", poursuit-il "même si nous n'avons pas encore réalisé d'étude pour les dénombrer".

"Nous devons suivre ces espèces, voir comment elles évoluent et intervenir en dernier recours si leur présence cause des problèmes de sécurité ou de santé publique", ajoute-t-il.

Selon lui, la corneille qui est un oiseau opportuniste "s'adapte à nos pratiques et usages". "Elle exploite les déchets alimentaires, le nourrissage destiné aux pigeons et aux chats."

"Ces animaux se développent facilement à partir du moment où on le leur permet", insiste Thomas Charachon qui "recommande" à la population de ne pas nourrir les animaux sur la voie publique. "Il faut informer les habitants pour éviter un déséquilibre biologique tout en favorisant le développement d'autres espèces sauvages", dit-il.

"Ce bruyant corvidé doit faire partie de la biodiversité et s'exprimer en ville. Paris à une approche nouvelle de la nature en ville".

La corneille noire est une espèce sédentaire et territoriale. Elle a un régime alimentaire très varié incluant charognes, invertébrés, graines et fruits et peuvent piller les nids d'autres oiseaux.

Bête noire des campagnes, elle occasionne beaucoup de dégâts dans les cultures. Elle consomme des graines et des jeunes plants et s'avère être un prédateur dans les élevages en plein air (volailles, gibier), ce qui au niveau départemental français, la classe dans la liste des espèces qui peuvent être nuisibles.

Dans une étude réalisée en 2004, l’Association des maires de grandes villes de France a constaté que les populations de corbeaux, de corneilles et d'autres oiseaux avaient considérablement augmenté au cours des dernières années, avec comme conséquence naturelle une hausse des nuisances.

AFP-François Guillot

 

Repost 0
Published by Laurence - dans Faune & Flore
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:32

Cosme kit : mes savons naturels faits maison 

De Michèle Nicoué-Paschoud

Editions Michel Lafon

 

Coffret avec des moules en silicone, une cuillère et un livre de recette. Vive les savons naturels faits à la maison. Toutes les recettes pour réaliser des savons fouettés, transparents, à froid, à chaud, en forme de tablettes de chocolat, de crème chantilly ou de pierre précieuse. Mais aussi des surgras pour les peaux de bébé. Avec petits outils fournis. 

 

Repost 0
Published by Laurence - dans A lire - A voir
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:27

De Christian Rémézy

Editions Odile Jacob

 

Après de très nombreuses années de recherches, au sein de l’Unité des Maladies Métaboliques et des Micronutriments de l’INRA, Christian Rémésy nous invite à travers cet ouvrage, à réfléchir sur le rôle des fruits et légumes, comme du pain, dans notre alimentation.

De manière claire et concise, il nous expose les principes et les dangers de notre alimentation industrielle et standardisée, tout en essayant de proposer des règles de conduite, afin de nous permettre de préparer une nourriture saine, dense et durable, seule capable de nous permettre de profiter pleinement de la vie !

Il tire une sonnette d’alarme et propose des solutions claires et facilement réalisables.

 

Repost 0
Published by Laurence - dans Côté santé
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 11:19

L'alimentation durable 

De Christian Rémésy

Editions Odile Jacob

 

Peut-on admettre qu’un milliard d’hommes souffrent de la faim, tandis qu’une autre partie de l’humanité encore plus nombreuse est en surcharge pondérale ?

Peut-on accepter que l’agriculture et les autres activités alimentaires soient des sources importantes de pollution et de gaz à effet de serre ?

Pourquoi l’industrialisation de l’alimentation aboutit-elle à une offre si déséquilibrée sur le plan nutritionnel, entretenant ainsi un ensemble de maladies métaboliques ? Comment les consommateurs peuvent-ils adopter un comportement alimentaire sûr lorsqu’ils sont soumis à tant d’informations contradictoires ?

Le moment est venu de nous engager vers une alimentation plus durable.

Ce livre trace les voies possibles d’un changement salutaire de nos modes alimentaires.

L’auteur nous propose une véritable charte pour une alimentation durable et nous invite à la mettre en œuvre par nos choix personnels. Christian Rémésy, chercheur et nutritionniste, a développé dans le cadre de l’Inra une approche originale de la nutrition en approfondissant le rôle protecteur des produits végétaux. Il a exploré les bases d’une nutrition préventive, avant d’élargir sa démarche à l’alimentation durable.

 

 

Repost 0
Published by Laurence - dans A lire - A voir
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:47
D'Alessandra Moro-Buronzo, Editions Souffle d'Or

D'Alessandra Moro-Buronzo, Editions Souffle d'Or

Journaliste italienne installée à Paris, Alessandra est envoyée dans les Alpes italiennes faire un reportage sur un centre équestre, le Silverado.
A 1 500 mètres d'altitude, cet univers préservé, aux antipodes de la frénésie urbaine, lui dévoile soudain de nouveaux horizons.
Le propriétaire, Renato Riccardi, est un « chuchoteur » ; il a acquis l'essentiel de sa connaissance subtile des chevaux et des lois de la nature auprès des Indiens d’Amérique, qui comptent parmi les peuples cavaliers mythiques.
L'approche qu'il transmet ressemble davantage au yoga ou au tai chi qu'à l'équitation traditionnelle. Il s'agit d'une pratique équestre consciente - instinctive, non violente, qui intègre un travail sur soi, par une écoute attentive de la nature, une relation harmonieuse avec le cheval - qui l’invite à grandir en humanité.
Alessandra est bouleversée par cette rencontre, par les mots qu'elle entend et les sensations nouvelles qu'elle éprouve. Renato l'emmène en randonnée à cheval sur les sentiers, lui permettant d'appréhender directement sa manière si particulière d'entrer en contact avec les chevaux et de vivre l'expérience d'un étonnant voyage intérieur.
Dans cette communication « d’âme à âme », s'immergeant peu à peu dans la beauté et le silence de la montagne, elle affine sa compréhension du lien entre l'humain et la nature. Elle sent alors combien ce puissant sentiment d'unité peut changer en chacun d'entre nous le regard que nous portons sur le monde.
Ce témoignage généreux et plein de sensibilité, aux portes de «l'équitation intérieure», de l'éthologie et de l’écologie profonde, inspirera les amoureux de la nature, les pratiquants orientés vers une approche « douce » du cheval, et aussi tous ceux qui rêvent tout simplement de monter un jour à cheval.

 

Témoignage d'une lectrice...

" Je viens de finir de lire votre ouvrage, j'aurais aimé que cela ne s'arrête pas... c'est absolument magnifique, c'est un pur bonheur...à travers vos écrits on arrive à une profonde sérénité, c'est un havre de paix... J'aime le cheval, c'est ma passion, je ne suis qu'une débutante, j'ai deux poulains de deux ans qui vivaient à 2700 m d'altitude, qui étaient sauvages, que j'ai
acheté afin qu'ils ne finissent pas en rôti. C'est un grand bonheur, je me suis retirée de la ville, et passe mon temps avec eux et dans la nature, c'est les seuls endroits ou je peux me ressourcer, et ou je me sents le mieux. Les transformations que vous avez ressenties, je les ai perçues également, et en lisant votre livre je comprends mieux certaines choses.... En vous lisant, en vous écoutant, j'ai la sensation d'avoir vécu avec vous cette magnifique aventure....Merci à vous, Merci à Monsieur Renato Riccardi... Je conserve précieusement votre livre, et n'hésiterais pas à le conseiller."
Corinne



Plus d'infos sur : www.equitation-douce.fr

 

Repost 0
Published by Laurence - dans A lire - A voir
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:05

 
By Just Being Myself

 

Un ours blanc du pôle Nord, équipé d'un GPS par l'US Geologicial Survery, a parcouru 684 kms en 9 jours dans une eau de 2 à 6 °C, soit 232 heures de nage continue. "Nous sommes époustouflés qu'un animal qui passe la plupart du temps sur la banquise ait pu nager sans interruption aussi longtemps dans une eau si froide. C'est un exploit vraiment incroyable" a expliqué Mr Durner, chercheur en zoologie.

Un triste exploit car cette femelle serait allée si loin uniquement pour trouver de la nourriture. La fonte des glaces due au réchauffement climatique oblige ce mammifère marin qui vit dans l'Arctique à chasser toujours plus loin, parfois au péril de sa vie.

Son petit âgé d'1 an n'a lui pas survécu à cette traversée trop éprouvante pour son jeune organisme...

Repost 0
Published by Laurence - dans Non !
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 09:30
Le camp écolo de Nicolas Vanier

Nicolas Vanier a choisi le Vercors que l'on baptise volontiers « la petite Sibérie » pour installer son camp écolo. Le but est de sensibiliser les visiteurs à une vraie démarche éco-responsable, en les faisant vivre dans des maisons équipées de panneaux solaires, d'un poêle à bois et de toilettes sèches, apprendre à planter des tomates dans le potager bio et autres gestes naturels.

Plus d'infos sur : www.campnicolasvanier.com
 
Repost 0
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:28

Photo Ours brun - Ursus-arctos

 

En juin 2010, la secrétaire d'Etat Chantal Jouanno annonçait la réintroduction d'une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques pour remplacer Franska, un plantigrade tué en 2007. Comme le prévoit le code de l'environnement, une consultation a été ouverte dans les Pyrénées du 27/12/10 au 4/02/11. 

Le 4 février 2011 au matin, dernier jour de la consultation publique sur le lâcher d’une ourse en Béarn, une délégation du collectif associatif « Cap-Ours » a donc remis au Préfet des Pyrénées-Atlantiques une pétition de 16 000 signatures lui demandant, au-delà du lâcher d’une ourse, de lancer un nouveau programme de restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées et d’améliorer la protection des ours et de son habitat.

Outre le soutien de l’opinion, pyrénéenne comme nationale, la coordination Cap Ours rappelle également à chacun l’obligation légale de la France de sauver l’ours dans les Pyrénées. « L’homme et l’ours ont ici toujours cohabité ; ils sont les piliers indissociables du patrimoine montagnard pyrénéen. Toute stratégie basée sur la disparition de l’un ou de l’autre est une mauvaise réponse au défi du développement durable du massif pyrénéen. Nous devons d’urgence sortir du débat stérile « pour ou contre l’ours » paralysant et déjà tranché par la loi, afin d’imaginer ensemble un avenir durable et désirable pour tous. »

Une vingtaine d'ours. Voilà ce qui reste dans les Pyrénées. Et ils ont tous plus ou moins l'accent slovène, puisque Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne a été tué par un chasseur en 2004. Quant à Camille, que l'on appelait aussi Aspe-Ouest, considéré comme le dernier mâle exclusivement pyrénéen, il est mort à l'automne dernier. Par ailleurs, la Slovène Franska a été tuée dans un accident de la route. Tous ces éléments font que la survie de l'espèce n'est pas tout à fait assurée, malgré la naissance de quatre oursons cette année. Ce qui est surtout inquiétant, c'est la consanguinité : presque tout le monde descend d'un seul et unique géniteur, Pyros.

La procédure de consultation a mis à la disposition de tous ceux qui le souhaitaient un long rapport explicatif, sur la situation de l'animal, et sur la manière dont la réintroduction est envisagée. Le noyau central est pour l'instant, le plus dynamique. C'est là que l'on a enregistré les dernières naissances, et que se trouvent de jeunes femelles : trois des quatre oursons nés récemment sont des oursonnes.

L'idée est donc de réintroduire une ourse dans le noyau occidental, là où ne reste plus désormais que Cannellito, le fils de Cannelle, et Néré. Pour le moment, et même si ces deux-là avaient quelques affinités réciproques, il n'y aucune chance pour qu'ils se reproduisent.

On a envisagé l'idée d'une translocation intrapyrénéenne : prendre une ourse du noyau central pour la relâcher dans le noyau occidental. Mais l'animal aurait peut-être tendance à revenir « chez lui » et la capture, l'anesthésie, sont des opérations délicates. Pas question de risquer la vie d'un des rares survivants pyrénéens. Dans le document présenté à la consultation, le ministère choisit une ourse slovène, comme par le passé : en Europe, les ours suédois sont trop différents des Pyrénéens, la rage rôde en Croatie, et les Espagnols ne souhaitent pas « lâcher » leurs ourses, estimant que leur population des Monts Cantabriques est trop fragile.

La bête, capturée en Slovénie, subirait une sévère visite médicale avant d'être réintroduite. Ce lâcher était prévu sur une zone de 600 km2 entre les vallées d'Aspe et d'Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques : une vingtaine de communes sont concernées, mais le lieu exact reste à déterminer… Le dossier envisage aussi le suivi de l'animal après le lâcher. Mais avant même d'arriver, l'ourse dérange. Alors, viendra-t-elle ?"

La Dépêche

 

N’hésitez pas à visiter les sites de ces associations :

www.cap-ours.fr

www.ferus.fr

www.paysdelours.com

www.fiep-ours.com

Repost 0
Published by Laurence - dans Agissons !
commenter cet article